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De la Révolution à nos jours 2

5 Février 2017

portèrent plus de fruits pendant une dizaine d’années. Les vignes qui ceinturaient le village (voir photos), furent également détruites.

En 1909, Engwiller, sous l’occupation prussienne, participa à la fête nancéienne des provinces françaises. En 1929, une ligne d’autobus passe par le village. En 1930, création d’une coopérative de battage avec machine. C’est l’apparition des premières bicyclettes (mon grand-père s’était associé à un camarade pour en acheter une), des premières voitures automobiles. En 1934, mise en place d’une laiterie coopérative, d’un lavoir collectif à Gumbrechtshoffen, en 1935 pose de la conduite d’eau. Les puits disparaissent ou deviennent inutilisables. De mémoire les derniers de la commune, dans le Gaschti, près de la laiterie et devant la maison « Isemamm » ont été supprimés juste après la dernière guerre.

Que retenir de la dernière guerre?

Je fais appel à des souvenirs personnels : le malheur de jeunes hommes qui ont fait le sacrifice de leur vie, l’évacuation du village au début 1945. Les familles ont chargé quelques affaires sur des charrettes et sont parties, soit vers Preuschdorf ou Bosselshausen. Quand mon grand-père a décidé de partir, le chien n’a pas répondu aux appels, nous sommes partis rapidement sans Max. Les soldats US l’ont nourri pendant notre absence et il nous attendait patiemment à notre retour.

La bataille a fait rage à Engwiller, quelques maisons en ont fait les frais. En 1946, il restait la carcasse de 3 chars abattus, l’un près du réservoir d’eau, l’autre sous le poirier dans la pente venant vers Mietesheim et le troisième sur le « Kindwillerweg ». Je me souviens qu’on grimpait sur la tourelle du char et il fallait faire attention car de l’eau stagnait sur le siège du chef de char. Souvenirs : d’avoir passé des nuits dans la cave des voisins Vogler : mon grand-père dormait sur un lit de planches, monté sur des tonneaux - la peur pour mes parents et grands-parents de nourrir et traire les vaches sous les bombardements, de trouver à manger pour nous, les gamins – un jour j’ai accompagné ma mère pour aller récupérer du trèfle avec la charrette attelée d’une paire de vaches : un combat aérien au-dessus de nos

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