Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

La jeune fille blanche d'Engwiller 1

5 Février 2017

Dans le vallon qui succède à la Ostergass, non loin du village, on voit souvent, la nuit à minuit, une jeune fille portant le costume alsacien, sauf qu’il est entièrement blanc. Si on s’approche d’elle, elle vous précède sur le chemin en soupirant et va jusqu’à un saule au bord des champs. Là elle se met à sangloter et montre de la main la direction du cimetière d’Engwiller. A cette place elle a jadis tué son enfant nouveau-né et maintenant elle revient là, jusqu’à ce qu’ait sonné l’heure de son rachat.

Cette légende est la plus connue d’Engwiller. Il y a une version moins dure que racontaient mes grands-parents, pour contourner l’infanticide. :

Les jeunes d’Engwiller et des villages voisins étaient en train de danser. L’ambiance de fête dégénéra à tel point qu’il y eu bousculade et des danseurs tombèrent à terre. Une fille fut piétinée et mourut : elle réapparaît la nuit en habits alsaciens blancs et désire que son âme trouve le repos.

Ma grand-mère m’a récité le poème suivant, poème que les élèves apprenaient à l’école entre 1890 et 1900 :

 

Das weisse Mädchen von Engweiler

  1. Kommst Du nach Engweiler auf der Höh

Da ragt am Weg ein grauer Stein

O, dorten nie vorüber geh’

Du Sünd’ges Herz, beim Sternenschein

Ohn’ ein Vaterunser zu beten.

  1. Dort ruhte sonst der Wintzer aus

Heimkehrend mit der süssen Last

Dort klebet Blut zetzt dran – O’ Grauss!

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article