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Les maisons du 19ème siècle

5 Février 2017

On trouve une continuité au 19ème siècle : cour fermée, constructions en forme de fer à cheval. Mais vers la fin du 19ème, par manque de place, on construit des entrées surbaties. Le rez-de-chaussée est en pierre de taille en grès, les étages sont plus élevés. Il y a une recherche d’esthétique plus poussée pour le colombage avec un souci de symétrie. L’entrée principale comporte des motifs de roses, de tulipes. La porte d’entrée de la maison est faite d’un seul battant. Vers la rue apparaît une fenêtre centrale avec une dalle en grès. A l’intérieur on fait peindre les plafonds et les murs. (Encore à voir chez M Rilliard – S’Lentze : c’est Dorer Michel, né en 1886, qui avait suivi des cours à la Malschule Klingelmann de Munich qui était l’artiste).

Pendant les trois derniers siècles on pouvait classer les cultivateurs d’Engwiller « Ackermann » en trois catégories : les « Herrebüre » ou « Rossbüre » qui étaient propriétaires de 15 à 20 hectares et qui avaient des attelages de chevaux, les cultivateurs moyens (une dizaine d’hectares) dont les enfants pouvaient parfois passer en haut de l’échelle par mariage, rarement l’inverse. Puis il y avait les journaliers, au service des premiers et les « Keybüre », qui en plus exerçaient un petit métier à mi-temps. La frontière entre la deuxième et troisième catégorie était assez élastique.

La maison d’habitation de cette dernière catégorie consistait en une maison alsacienne à colombage, mais au-dessus du rez-de-chaussée on accédait directement à la toiture.

Au 20ème siècle, le maçon prend souvent la place du charpentier : la brique remplace le bois du colombage, d’où une laideur et une perte de pittoresque, même si la disposition intérieure ne change pas.

Dans les années 1952-53, L’instituteur des Cours Moyens et Fin d’Etudes, M Klein, a fait reconstituer par les élèves, à l’échelle, en contre-plaqué, le corps de ferme « Schulerhansjerye ». Cette réalisation est encore à voir au Musée Alsacien de Strasbourg, malheureusement sous un faux nom.

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